«LE LONG DE L’OCÉAN», JONI STERNBACH DE RETOUR À PARIS

  Photographie :  17.03.13 #5 Chicas Surfistas, Uruguay,  pièce unique © Joni Sternbach

Photographie : 17.03.13 #5 Chicas Surfistas, Uruguay, pièce unique © Joni Sternbach

Depuis près de vingt ans, Joni Sternbach balade ses antiques appareils photographiques sur les rivages américains et depuis peu européens. Nous l’avions invitée en 2015 à Biarritz à exposer ses tirages uniques sur plaques d’aluminium (dites au collodion). Elle en avait profité pour tirer le portrait de surfers autochtones des plus illustres comme François Lartigau, disparu depuis, ou Joël  de Rosnay ainsi qu’une foule d’anonymes. Elle revient à partir du 19 avril à la galerie Hug – qui défend son travail depuis de nombreuses années – avec une nouvelle sélection qui dépasse les séries de surfeurs qui l’ont rendue célèbre et qu’elle a publiées dans deux ouvrages Surfland (2009) et Surf Tin Type (2015) complétées cet hiver à Hawaii. S’y mêlent désormais des natures mortes, des paysages, des rivages et des ombres, orientant son œuvre vers une veine plus expressionniste, plus plastique. Et sur un plus large éventail de supports, du classique ferrotype (métal) au cyanotype (tirage bleu) et à l’ambrotype (négatif sous verre) dont les prises de vues ont été réalisées avec un objectif Petzval 1840. C’est tout un biotope qu’elle saisit et auquel elle donne une dimension d’éternité avec un procédé aussi ancien que la photographie elle-même, où la matière revêt autant d’importance que le sujet. Les tons sépia rappelant le sable de nos plages, le cyan le bleu du ciel et de l’océan, le verre la transparence de l’eau.
Hotdogger est partenaire de l’exposition (le vernissage en présence de Joni Sternbach aura lieu le 21 avril).
«Le long de l’océan» de Joni Sternbach à la galerie Hug du 19 avril au 26 mai 2018 au 2, rue de l’échaudé / 40, rue de Seine Paris 6e. www.galeriehug.com